Le chef du parti Kataëb, le député Sami Gemayel, a demandé à l'État de publier un avertissement assorti de mécanismes d'application, selon lequel l'armée libanaise s'opposera à toute tentative d'entraîner le Liban dans une guerre, d'après ce qu'a rapporté le quotidien An-Nahar de ses propos à des journalistes. Le journal a rapporté ces positions le 3 novembre 2026.

Gemayel estime que la région se dirige soit vers un affrontement militaire majeur, soit vers un règlement. La source ne précise ni la date de la guerre potentielle ni les parties qui y prendraient part.

Concernant les mesures attendues de l'État, An-Nahar rapporte les propos suivants de Gemayel : « Ce qui est attendu de l'État, c'est un avertissement “avec des dents”, accompagné d'instructions d'application appelant l'armée à se déployer dans toutes les régions libanaises pour interpeller toute personne ou partie susceptible d'entraîner le Liban dans l'aventure d'une nouvelle guerre. »

Gemayel a déclaré qu'en cas d'affrontement militaire, il n'est pas nécessaire de s'adresser au Hezbollah, car la décision ne lui appartient pas. Il décrit le parti comme un outil iranien au Liban, une qualification politique qui émane de lui.

Il ajoute qu'il est possible de s'adresser à la communauté chiite, à l'opposition chiite et au mouvement Amal, car ils ne prennent pas leurs ordres des Gardiens de la révolution. Il leur demande de prendre des positions claires et tranchées contre le Hezbollah et de se soulever contre la réalité que celui-ci impose.

Selon Gemayel, il est inacceptable d'attendre des garanties du Hezbollah qu'il ne s'engagera pas dans la guerre. Il considère que l'État et le Liban sont face à un danger existentiel.

Il a également appelé le président de la République, Joseph Aoun, et le Premier ministre, Nawaf Salam, à prendre des mesures préventives pour empêcher la guerre. Il leur a demandé d'engager des réunions intensives pour se préparer aux pires scénarios et de gérer tout déplacement de population éventuel si la guerre reprend. On ignore encore si la présidence ou le gouvernement répondront à ces appels.

Sur le dossier des armes, Gemayel affirme qu'il n'y a aucun dialogue sur ce sujet, sous quelque intitulé que ce soit, y compris la stratégie de défense. Il déclare qu'après la remise des armes, les Libanais doivent se réunir entre eux.